fabrications aléatoire, d'un côté personnages de crèches en pâte à sel : Ca sent Noël !
De l'autre, le meuble télévision dans son évolution.
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Pasca : A slam'di prochain
Mes slams, mes écrits, mes peintures et dessins...
devinez ? qu'est en train de fabriquer Eric ?
des casiers pour bouteilles de vin ?
une antenne ?
NON........ un ensemble de meuble Télé avec niche pour les appareils hi fi, bureau en bout, échelle étagère(pas encore réalisés) sur tout un pan de mur.
Alors suivez l'évolution, pas à pas....
Caroline est au- dessus du lavabo, dans la salle de bain. Dans un de ses rares moments de répits. Elle se regarde dans la glace, se touche le visage, frotte ses joues, recoiffe ses cheveux. Elle semble déboussolée. Entre Christophe. Il se met délicatement derrière, la surprend en l’embrassant dans le cou.
Caroline : ( tout en continuant de regarder dans la glace, cette fois ci le visage de Christophe) Regarde ce que je suis devenue ! Je ne ressemble plus à rien, je n’ai plus d’éclat, moi qui passe
mon temps à briquer les meubles. Doux paradoxe, non ? Christophe, comment peux- tu m’aimer ?
Christophe : Moi, je vois une femme qui se cache derrière ses cheveux. Je vois ma femme que j’ai épousée il y a vingt ans et que je continue d’aimer pour les mêmes raisons.
Caroline : Quelles étaient tes raisons ?
Christophe : L’amour, n’est ce pas la plus belle raison ?
Caroline : Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas !
Christophe : Caro, souviens- toi, quand nous nous sommes rencontrés.
Caroline : Je m’en souviens comme si c’était hier.
Christophe : c’était hier, c’est aujourd’hui, ce sera demain.
Caroline : Non, Christophe, tu ne peux pas dire que nous sommes et serons aussi heureux qu’à nos débuts. J’ai tout gâché. Tout est ma faute.
Christophe : Arrête de te culpabiliser ! Ce n’est pas toi, ce sont tes idées fixes qui te ternissent. Mais toi, tu restes aussi belle. Je sais qu’au fond de toi, tu ne souhaites pas tout ça.
Caro, reprend ton travail. Retourne au lycée. Tu es si douée pour enseigner. Tu y mettais tant de passion.
Caroline : La passion ne suffit plus, j’ai peur d’y retourner et la peur augmente mes angoisses, mes angoisses amplifient mes tocs et ….. Je me sens perdue, je me sens folle. Pourquoi ne suis- je
pas comme tout le monde ?
Christophe : Parce que tout le monde, c’est personne et que chacun est unique. Tu es unique. Ne cherche pas à renier ce qui fait partie de toi. Que connais- tu des autres et de leur vie ? Lis- tu dans leur pensée ? Pas plus qu’ils ne soupçonnent tes phobies. Accepte enfin de vivre avec tes obsessions. Laisse- les glisser sur toi comme la pluie glisserait sur ton parapluie.
Caroline : Je n’ai pas de parapluie Christophe, je suis trempée par la flotte. Je n’ai pas non plus de parachute, je me suis trompée, je n’ai pas choisi le bon sac et la descente est lente et
brutale à la fois.
Christophe : Non Caro, tu ne tomberas pas. Je serai toujours le filet qui amortira ta chute. Je panserai tes égratignures. Mais s’il te plait, ouvre les yeux, regarde moi, réapprends à t’aimer.
Caroline : Je n’ai jamais su m’aimer. Je ne me suis aimée qu’à travers les autres.
Christophe enlace Caroline. Ils font face à leur reflet. Christophe met ses mains sur le visage de Caroline. Il ferme les yeux et la sculpte.
Christophe : (en soupirant) Caro, sais- tu à quel point je t’aime ?
Caroline : M’aimeras tu encore demain ? Moi aussi, je t’aime. Mal, c’est vrai. Je suis maladroite, je suis bancale, je titube parfois. Mais tu es là, tu es ma béquille et je veux être là aussi
pour toi. J’aimerais te rendre heureux, que tu rentres à la maison, après ton travail et que tu me trouves, avachie sur le canapé, un paquet de chips à la main et quelques miettes sur les
coussins. La vaisselle du midi s’impatienterait dans la cuisine. Cécilia rentrerait à son tour, elle balancerait son sac dans le couloir et me parlerait en verlan, je lui répondrais n’importe
quoi. Elle me demanderait : « on bouffe quoi ce soir ? » Et je lui rétorquerais un « je ne sais pas » . Toi, tu proposerais une pizza autour de la table basse. Ce serait ça
notre vie à trois.
Christophe : C’est encore possible. Je te rappelle quand même que pour les assiettes empilées dans l’évier, on a un lave- vaisselle. Et pour les chips, c’est quand même hyper gras sur le sofa,
non ?
Caroline : (souriant) T’as toujours un mot pour rire, hein ?
Christophe : Le rire sauve de bien des situations. Il est le propre de l’homme, non ?
Caroline : (faisant mine de s’énerver) Propre, propre, encore lui, ce fichu mot. Et le propre de la femme, c’est quoi alors, dis moi ?
Christophe : c’est bien connu, c’est d’obéir à l’homme.
Caroline se retourne vers Christophe.
Caroline : (secouant la tête) Toi, vraiment !
Christophe l’embrasse. Cécilia débarque dans la maison tout en criant.
Cécilia : oh, oh, y a quelqu’un ?
Caroline : Oui, on est là haut, dans la salle de bain.
Cécilia : (les surprenant enlacés) Je dérange pas au moins.
Les parents sont gênés mais Cécilia les rassure.
Cécilia : Vous dérangez pas pour moi, vous êtes tellement beaux à voir. Surtout ne changez rien. Maman ? Tu es ravissante ce soir, enfin je veux dire, pas dans ton jogging de l’OM, mais je sais
pas, t’as un truc que t’as pas, d’habitude. Ah oui, j’ai trouvé, dans tes yeux, tu y as mis de l’espoir, et sur tes paupières, un joli ton de lumière. Ne change rien ! Allez, sur ces bonnes
paroles, je vous laisse. J’ai une conversation avec Steph qui m’attend sur Msn. Alors, frappez avant d’entrer, ok ?
Caroline : Je ne l’ai pas vue grandir. J’ai tout raté. Je suis passée comme un fantôme à côté d’elle.
Christophe : Il ne tient qu’à toi de matérialiser votre relation mère- fille. Il faudra que tu lui parles, que tu sois sincères comme tu l’as été avec moi ce soir. Tu vas guérir Caro, je te le
promets. Tu vas mieux déjà, regarde toi, t’es restée une heure, là, pas de chiffon, pas d’obsession. Essuie tes larmes Caro, tu vas faire couler ton fard à lumière et ton joli fond de teint,
n’efface rien…
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