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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 20:55

Dans le monde de Stéphanie

Stéphanie, c'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

Dans ma cage opaque

Mais avec une porte ouverte

je suis comme un serin

qui pourrait chanter

sans entendre sa voix

Ma bouche inverse souvent les rôles

Allez savoir

Elle parle, elle parle

Parfois s'emballe

Mais à mes oreilles

Ne résonne que ma langue qui claque

Comme un écho dans une montagne

Dans le monde de Stéphanie

Stéphanie, c'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

J'ai des oeillères sur mes yeux

j'ai des boules quies dans mes oreilles

Et comme un cheval au galop

Je fonce droit dans la vie

crinière au vent

Je continue de courir

A contre sens

pour gagner la course

Contre le mauvais temps

D'ailleurs au jeu des p'tits chevaux

je suis trop forte, je finis jamais aux écuries

Dans le monde de Stéphanie

Stéphanie, vous savez, c'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

Je ne suis pas à part

je suis juste une autre voie

je ne suis pas à plaindre

J'ai juste une autre vue,

Une entrevue

A demi- voix

Où mes mains sont un regard

Et les gestes, mon langage

Je suis sourde mais pas muette

Je suis aveugle mais clairvoyante

Je sens des choses

Que vous ne sentez pas

Je sens l'émotion, le désarroi

Je perçois au pif

Des odeurs imperceptibles

A l'oeil nu

Alors finalement

Je me dis qu'avec le temps

Je n'ai pas tout perdu

J'ai tant à vous apprendre

Dans le monde de Stéphanie

Stéphanie, c'est qui ? C'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

J'ai déjà écouté, vous entendez ?

les pépiements des oiseaux

Et les klaxons des autos

J'ai déjà vu aussi, vous voyez ?

Le soleil sur ma peau

Et les sourires qu'on me renvoie

Aujourd'hui

Mon antre est mon refuge

Quand je suis lasse

de décrypter la presse

Je fais la sourde oreille

Quand je m'agace

De déchiffrer l'actualité

Emplie de haine, de guerre, de stupidités

De guerre lasse,

Je me laisse aller

Dans le sofa de mes pensées

Dans le monde de Stéphanie

Oui, oui, Stéphanie, c'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

Et puis ma soeur, ma nièce

Mes parents et mon chat

Et tous ceux que j'aime

Des gens qui s'intéressent à moi

Juste pour ce que je suis

Avec mes rires, mes interrogations et mon humour

Parce que je ris de tout

J'aime chambrer mon entourage

J'aime aussi écrire des textes qui me rendent la vue

Sur une plage, face à la mer

Les pieds plantés dans le sable

Et mon regard qui cherche au loin

Un "je ne sais quoi".

Dans le monde de Stéphanie

Stéphanie, c'est moi

Y'a pas tant de monde que ça

Et même pour tout vous dire

Y'a bien souvent que le silence et le noir

Depuis le temps qu'on est colocataires

On s'est apprivoisé

Le silence et le noir sont apaisés

Et je suis plus docile

Mais faut pas croire

J'ai du caractère

Je mène ma vie comme je la chante

Je fais des rencontres surprenantes

Et je continue de surfer

Sur la vague de ma destinée

Je suis Stéphanie

Et dans mon monde

Je suis à prendre ou à laisser.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 18:29

Petit bourgeon a un souci

Il se pose millepertuis questions

Alors il s’adresse à son glaïeul :

Coucou, je suis genêt

Depuis hier, je n’arrête pas de pensée

Dis, comment as- tu rencontré mamimosa ?

-Houx, la la !

Eh bien, mon p’tit bouton d’or

J’étais dans un champ de pâquerettes

Je rentrais d’un voyage arum

J’avais les tiges en vrac

Bref, j’étais fâné

Au milieu des pivoines

Elle est apparue, toute éclose devant moi

J’avais les pistils en émoi

Et l’étamine rouge de honte

Jasmin, je n’avais vu fleur pareille

A faire mieller les abeilles

Avant de la cueillir

Je pris une pastille

A la menthe

Pour avoir le pollen frais

Je comptais bien lui conter fleurette

Moi, je renoncule jamais

Mais impossible de bouger

Je réséda, planté

Elle déploya ses pétales

Et se présenta : rose

Je n’en croyais pas mes œillets

Je la pris entre mes lierres

Elle me cria : serre passiflore !

Du coup, je piquais un nénuphar

Elle était si jonquille avec moi

J’atteignais le cosmos

C’était le bouquet final

On a fini par se greffer

J’ai semé la p’tite graine

Depuis nous vivons un amour sans épine

Et notre famille est le terreau

Dont tu fais partie

Petit bourgeon chéri.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 20:52

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:55

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 18:20

Bouche d’égout

Qui dégueule

Bouches dégoûtées

Qui dégoulinent sous nos yeux

Mais sous les journaux humides

L’encre défèque sur leur peau

Déjà tatouées, indélébiles

Des faits divers

Au froid d’hiver

Les uns trépassent

Les autres passent.

Mais l’homme sale,

Celui qui rebute

Dans l’alcôve d’une cave,

Une bouteille à la main :

« à votre santé sieurs, dames »

Pour lui, pas de chagrin

Une clope, du vin

Nourrissent son quotidien

Un sac poubelle, quelques cartons

Des buildings, des rêves

Pour seuls horizons.

L’espoir est vain,

Il s’est enfui

Par les chaussettes trouées

De cet être abandonné et démuni

Je peux toujours me dépouiller

D’un gros billet,

La conscience plus légère

Et laisser las

Le vieil homme hagard

25 ans et des rides déjà

Qui en disent long

Sur ce qu’il n’a pas

Et que j’ai tant

Par tous les temps

Parce qu’entre lui et moi

Il y a un TOIT.

 

 

 

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 18:20

La light attitude

Est une mauvaise habitude.

Le poids des mots

Et les maux de poids

Se battent en duel

Sur la balancelle.

Mais au final,

C’est une bataille

Pour rien ;

Quelques grammes

En moins,

Juste quelques grains

Qui ne  pèsent pas lourd

Sur ta taille d’ours

Et qui baisent

Tes formes obèses.

 

La light attitude

C’est du temps perdu

Tu grignotes moins de graisse

Mais ton chéquier maigrit

Et les firmes s’engraissent.

On veut te déculpabiliser

Mais ton « gros cul » est enlisé.

Tu t’imagines manger à l’envi

Car tu matraques les calories.

Au bout du compte,

Tu te la racontes

Avec de fausses solutions :

Tu troques juste du diabète

Contre du cholestérol, c(est bête.

 

La light attitude

Est un euphémisme

Pour larguer les kilos

Comme on jette les mecs

« un de perdu,

Dix de retrouvés ».

La guêpe

Est en colère

Et pointe du dard

Une taille éphémère

Car sur les menus

menus menus

Y’a pas de foie gras ténus

Que des ténors du plat

Pas de boudin 0%

Ni de forêt noire

Sans chocolat.

 

Finalement,

Pour fondre

Mieux vaut

Te confondre

Avec l’horizon étriqué

D’un encéphalogramme plat

Parce qu’ados,

Pour plaire à une société fantôme

Si t’es pas top

Tes zéro,

Tu t’es mis à dos

Toute la bonne gastronomie

Pour devenir anémique

Et mourir, anorexique.

 

Merci light attitude

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 16:44

100 8529

clintmain

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:15

Parle pas toute seule

dans ton coin

sors de ta cage

donne moi la main

on traversera la rue ensemble

de l'autre côté, confiance

efface tes larmes, demain

si tu veux bien...

 

te perds pas toute seule

dans ton coin

sors de ta peine

donne moi la main

on traversera la rue ensemble

 de l'autre côté, l'errance

enfonce le clou, demain

si tu veux bien...

 

pleure pas toute seule

dans ton coin

sors ton mouchoir

donne moi la main

on traversera la rue ensemble

on ira de l'autre côté, l'enfance

en face, demain

si tu veux bien...

 

dors pas toute seule

dans ton coin

sors de tes rêves

donne moi la main

on traversera la rue ensemble

de l'autre côté, enfin

enfreindre le noir silence, demain

si tu veux bien...

 

tombe pas toute seule

dans ton coin

sors ta canne

donne moi la main

on traversera la rue ensemble

de l'autre côté, ambulance

avance tout droit, demain

si tu veux bien...

 

meurs pas toute seule

dans ton coin

sors une dernière fois

les pieds en avant

les regrets à deux mains

je te prends dans les bras

on traversera la rue ensemble

une dernière fois

de l'autre côté, l'enfance

c'était hier, ce sera demain

si tu veux bien...

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:18

1401830 428049400650811 2144479079 o

 

morgan

 

sean

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:17

sansabri

 

tableau

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