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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:54
Poissons

Nouveau tableau

Published by PasKline et EriCarton
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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:52
Chaton

nouveau tableau

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 17:38

Tu vis dans un monde

de faits divers

d'effets diffus

Pas vraiment des contes de fées

Dans ce monde pas fée- érique

Des fées qui font des clins d'oeil

au destin

et la part belle au quotidien

T'as pas envie de te lever

l'esprit pas dégivré

tu resterais bien au lit

autour de toi, c'est le vide

Fée néant !

T'as dansé toute la nuit

sur le dance floor

jusqu'à pas d'heure

Jusqu'à ce que le petit matin te révèle :

faut rentrer, il se fée tard !

Tu racontes souvent des blagues

sans queue ni tête

juste pour faire rire, qu'on te remarque

on dit de toi que tu es fée lé

Tu te pâmes

dans un tailleur sur mesure

en hochant la tête :

« Oui, oui c'est fée mains »

Souvent tes amis te lancent :

arrête tes démonstrations

et ton humour stérile

Ca fée cond !

Sous les draps,

dans le cou d'une nana

que t'a ramenée hier soir

tu fée minin

tu ronronnes des miaou

et fée minet, minou

parfois tu rugis

Fée lin

Tu peux être doux

comme un pyjama en pilou

et rosse comme une brosse à chiottes

fée roce !

T'allumes alors la télé

et devant le journal de Claire Chazal

Celui d'avant son renvoi

Tu te surprends à chanter :

je suis vraiment féé noménal !

Au mois de janvier

pour la nouvelle année

t'es le roi de la galette

t'avales la fée vœu

du coup, pour qu'elle passe mieux

tu bois de l'eau

Fée rugineuse

Jour de mariage,

Alliance, alliage

partage autour d'un repas de noce

et des hip hip hip hourra

fée stin

1er mai chômé

repos, RTT

Fée rien

Fée rié

Derrière une voiture qui cale

Klaxons des citadins aux abois

embouteillage,

chauffeur au pas

fée culent

En fin de journée

tu supportes rien

plus le bruit, plus les gens

plus le cheveux sur ta langue

Ca te fée ssée

Ta vie en résumé :

Petit, tu apprends à marcher

tu titubes, tu trébuches

tu fée bleu

Puis tu vieillis

tu tombes sur un os

Fée mur

Fée mal

Alors tu vois,

autour de toi

y 'a plein de fées

qui se moquent de toi,

de tes rimes et de ta vie

qui riment à rien

bravo, fée licitation !

Allez, il fait nuit

la dernière fée

a jeté la poudre de perlimpimpim

Fée dodo !

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 10:13

Elle est en train de crever

de l'intérieur

et personne pour remarquer la vermine

personne pour sentir les relents

les vers qui crient famine

les hauts- le- cœur partout,

tout le temps.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

et elle ne sait pas comment sortir

son âme de ses boyaux fétides,

ne sait pas comment se laver

de cette bile indélébile,

de ce corps, qui de jour en jour

pourrit,

de ce cœur, qui de jour en jour,

se flétrit.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

parce qu'elle n'arrive plus

à panser ses plaies,

parce qu'elle n'est pas apte au bonheur

refoulée des jours heureux

recalée à l'épreuve du bien être

amnésique : plus de plaisir

que de la peine.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

comme une grande

sans l'aide de personne

elle y arrive si bien

toute seule :

cogiter, ressasser

« cogito ergo sum »

je pense donc je suis

elle pense donc elle essuie

les larmes, la souffrance

un petit caillou en errance.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

et elle n'a plus de voix

pour crier « au secours »

peur de blesser ceux qu'elle aime

et qui l'aiment en retour

peur de prendre à pleine main

ce bonheur à pépins

peur de prendre en pleine face

ce boomerang qui sonne le glas.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

A l'extérieur, rien n'y paraît

juste des ridules et quelques cernes

et puis un vers ou deux

qui sortent des yeux

comme la poésie sort de l'encrier

sans crier, juste pleurer.

Elle est en train de crever

de l'intérieur

mais elle ne veut surtout pas

crever sur place

elle veut avoir le temps

de recoudre les trous béants

à la place des boyaux, de la vermine et de la bile

placer des serpentins, des paillettes, des confettis

soudain se relever

de ce chant de mime

et repartir comme avant

tête baissée et « rentre- dedans »

Elle est con, la pomme

elle croit qu'elle est à croquer

alors qu'elle crève de l'intérieur

et qu'elle finira en marmelade

au pied de l'arbre.

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:48

Si les hommes

avaient la capacité d'hêtre,

d'être un arbre

En somme

Il n'y aurait plus de problèmes de couleurs

que des conflits de saisons

Alors plus que de raison

On serait tous à poil l'hiver

boutonneux au printemps

fleuris l'été

et vernis l'automne

On serait sourds de la feuille

et l'on ploierait sous les plaintes du vent

On se traiterait de vieilles branches

Les lendemains de faîtes

à la lisière de la forêt

on aurait tous des gueules de bois

on attaquerait les problèmes

à la racine

Des purs souches, aucuns

mais un mélange harmonieux

de résineux

de feuilles caduques,

des conifères, des ifs persévérants

des fruitiers productifs

et aussi des glands.

Si les hommes

avaient la capacité

d'être un arbre

En somme

Il n'y aurait plus de problème de couleurs

que des conflits de saisons

on ne se poserait plus la question

d'hêtre on ne pas être

on se contenterait d'étendre notre essence,

partager notre sève,

les greffes prendraient

et les gifles à coup sûr

ne viendraient que des brises résiduelles

du nouveau temps.

Les feuilles mortes

seraient le tapis de jeux des enfants :

des jeux d' insouciance, pas des jeux de grands.

Si les hommes étaient des arbres,

Ils finiraient parfois en livre

avec des merveilleuses histoires

dont le début serait : « Il était une fois » ...

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 14:21
Je suis en deuil

J'ai pas beaucoup dormi
j'ai beaucoup trop pensé
ressasser les blessures assassines
tamiser la colère
pour ne pas m'effondrer et crier
j'ai pas beaucoup dormi
bu trop de café
pour ne pas fermer les yeux
sur l'écran de télé
étaler les faits
expliquer l'inexplicable
vouloir sécher les torrents de larmes
sans pouvoir arrêter l'hémorragie
suturer les plaies ouvertes
sans anesthésie
j'ai pas beaucoup dormi
j'ai beaucoup trop saigné
à travers mon pays
ma capitale traumatisée
13 novembre 2015
bloody friday
drapeau en berne
aujourd'hui
je suis Paris
je suis outrée
je suis en deuil
Liberté, égalité, fraternité

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 18:20
nouveau portrait : Stromaé

Portrait crayon

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:50

Je me baladais
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul
J'avais envie
de parler à personne
pas de boîte mail
pas de téléphone
juste être seule
pas bien longtemps
un p'tit quart d'heure
de rentre dedans.

Je me baladais
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul
peur panique
au ventre étriqué
de mauvais "à venir"
à jeter dans le fossé
écrire des maux
sans crayon ni papier
me voilà hors la loi
une condamnée du gratte papier.

Je me baladais
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul
marcher sans savoir où aller
muser sans "a"
n'est pas si drôle
je joue un mauvais rôle
où le promeneur solitaire
a perdu son T-rousseau
pour verrouiller la porte de ses ennuis.

Je me baladais
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul
là- bas, des pétards
des artifices
un point d'honneur
au- dessus de la ville
ici, dans mon trou béant et noir
je suis comme un bateau sans phare
fardé d'encre sèche
soluble à la moindre larme.

Je me baladais
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul
à me demander pourquoi
à chercher un coupable
en vouloir à la Terre entière
d'être à cette fête
alors que je reste dans la merde
à ressasser une tristesse inélégante
une morosité malodorante
seule avec mon tête à fesses
et mes douleurs.

Je me baladais
dans la grand rue
le coeur fermé à l'être connu
j'avais envie de crier
n'importe quoi
des mots pourris
des je ne sais quoi
il t'a suffit de m'écouter
pour que je me mette à pleurer
alors je me suis barrée
sans me retourner
pour que tu ne me vois pas
et je suis repartie
dans la grand rue
la fête ailleurs
la tête dans le cul...

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:49

Quand ta tristesse

Devient la mienne
J’ai beau défaire mes tresses
Pour nouer mes cheveux
J’ai beau passer ma main
Sur ton menton "broussailleux"
Rien n’y fait
Rien n’y fait


Quand ta tristesse
Devient la mienne
Que les noisettes de tes yeux
Cassent leurs coquilles
Qu’une larme peine à naître
Par simple fierté
Ou pour m’épargner
Rien n’y fait
Rien n’y fait


Quand ta tristesse
Devient la mienne
Parce que je ne trouve pas les bons mots
Parce qu’au fond
J’ai peur de ne pas être assez forte
Comme tu l’as été si souvent pour moi
Rien n’y fait
Rien n’y fait


Quand ta tristesse
Devient la mienne
Je voudrais la garder pour moi
La fermer à double tour
Dans mon placard
Pour qu’à nouveau
Pour qu’à nous deux
L’avenir soit délicieux
rien n’y fait
rien n’y fait


Quand ta tristesse
Devient la mienne
Que la déception
Est si brutale
L’échec au delà du mat
Je cherche ta main
Qui cueillera mon visage
Délicatement
Comme l’épine
D’une rose sauvage
Rien n’y fait
Rien n’y fait


Quand ta tristesse
Devient la mienne
Que le temps passe
Que le temps presse
Tes yeux effacés
Se lèvent peu à peu sur moi
Ton sourire est ravivé
Tes soucis aux abois
Et ton esprit apaisé
Tout se refait
Tout se refait


Quand ma tendresse
Devient la tienne
Je sais que ta détresse
S’est fait la belle
Je sens que ton regard
Reprend le tempo
De mon coeur
Je comprends ton désir
Qui soulève ma légèreté
Rien n’est défait
Rien n’est défait
… sauf mon chignon
Sous les draps froissés


Ensemble,
De nouveau
Nous savons balayer
Les mots de trop
Les maux régressent
Ensemble,
De nouveau,
Nous savons estomper le chagrin
car qui sait, si demain,
Ce ne sera pas le mien
Qui sait, si demain
Je n’aurai pas besoin
De ta main.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:46

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Parfois n’obtenir aucune réponse
Prendre un autre chemin
Bouleverser les lendemains
Jongler avec des pics à glace
A pile ou face
Essayer de ne pas perdre la face

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Parfois se tromper de directions
Prendre un autre chemin
Embarquer dans sa nasse
Sa famille, son destin
Hésiter à tourner
A gauche à droite
Et finalement par crainte
filer tout droit

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Parfois changer de positions
Prendre un autre chemin
Laisser à sa traîne
La dentelle et le train
Prendre à deux vitesses
Une vie pleine d’hésitations
Et ne pas foncer par superstition

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Parfois pleines de contradictions
Parfois pleines de bonnes intentions
Prendre un autre chemin
Embarquer la culpabilité
Avec la femme et le chien
La maison et les gamins

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Parfois partir pour de bon
Ou rester comme un con
Prendre un autre chemin
Vers un lieu incertain
Sans dire adieu
Sans dire à dieu
Qu’on ne croit en rien
sauf à ce petit brin
cette envie qui fait du bien

Prendre une décision
Se poser les bonnes questions
Quand on a pas le point d’interrogation
Prendre un autre chemin
Quand on a ni sens de l’orientation
Ni Gps qui va bien
C’est prendre le risque de mal décider
C’est prendre le risque de pas bien répondre
C’est prendre le risque se perdre en chemin
De reprendre à l’envers
Cet avenir qui n’est pas le sien
Retourner en arrière le cul vers hier
Et la tête vers demain
En oubliant en chemin
Qu’aujourd’hui
Rien n’est plus pareil

Prendre une décision
savoir que l’autre vous aime
Se poser les bonnes questions
savoir que l’autre saura répondre
Prendre un autre chemin
Parce que l’autre voudra bien
Continuer malgré tout
Les soucis et les chagrins
N’avoir rien à regretter
Tout à tenter.

La vie est pleine d’indécisions
de doutes convexes
d’êtres que l’on vexe
avec des accents circonflexes
des textes sans titre
des poèmes sans rime
peut être ,
se dit on
que c’est stupide

mais prendre la bonne décision
c’est parfois aussi
ne pas perdre la raison
ni se poser trop de questions
prendre la main consentante
et courir courir
ne jamais s’arrêter de décider.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:43

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

Au début, tu me plais, te méfies
Tuméfiée, je te plains, tu es plein
De plaies, déplu, déploie tes plis
Emplis de proies

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

Puis je plie, tu soupires, déplies
Ta peine, panne sèche
Des pluies de larmes et plus et plus
De pis en pire et ça empire

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

Après mon corps, se tord encore
Ecoeure mon coeur à tort encore
Encore encore des coups de trop
Cogne, cogne à coup de poing
Poings serrés, serrés pour rien
Rien à perdre

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

Je voudrais courir, courir au loin
A corps perdu, loin de tes mains
Jusqu’au point de non retour
Point de suture, suppure, sature
Satyre, tyran, martyre

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

J’ai mal, me faire la malle
Avant que tout s’emballe
Mes bas s’étiolent, mon âme s’affole
Débat à haut débit
J’ai mal, gémis
J’ai mis toute ma rage
Rangée dans ma valise
Aux souvenirs meurtris

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés

Au début, quand je t’ai vu
Mon p’tit coeur fragile
Ensuite, quand je t’ai plu
Mon p’tit corps fébrile
Après quand j’ai compris
Tes coups gratuits,
Notre couple détruit
Enfin, mais trop tard
Mes hématomes et mes cocards
Tatoués à l’infini sur la table d’autopsie

Rouée à coup de poing
Sous mes cris sourds
Tuée à coup de pied
Sous mes pleurs étranglés
Tuée, pour n’avoir pas osé
Parler et t’accuser.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:41

Petit matin, ce matin
Tu ne trouves pas ?
Les matins des dimanches
Sous les draps de satin avec toi
Hum, je sens encore l’odeur de la veille
Les parfums anisés de nos sueurs
L’âcreté de notre haleine
Ben oui, petit matin, ce matin

Petit matin, ce matin
Les grasses mat’ et suaves des lendemains
Parfois une lumière filtre
A travers la rainure écaillée
Des volets à repeindre
Le monde nous appartient
Moi, tête sur ton épaule
Et jambes en ribambelles
Toi lèvres dans mon cou
Et mains sur ma poitrine dénudée
Prêt à remettre le couvert
Dommage, j’ai une migraine
Ben oui, petit matin, ce matin

Petit matin, ce matin
Encore tout fripés, on se déroule
Lentement, nonchalamment
Tel un chat qui se délove
Mais l’amour, my love
C’est une petite brise
Qui gonfle les rideaux voilés
C’est l’odeur du café
Que tu m’as préparé
Comment ça, t’as oublié ?
Ben oui, petit matin, ce matin.

Petit matin, ce matin

Les coussins sont doux, tes regards de velours
Soudain les tirades des oiseaux s’éclipsent
Pour faire place aux petits pata patins
Sur le parquet de notre secret jardin
Quatre petits pieds
Qui jouent du tambourin
Nous ont rejoint et se sont mêlés
A notre petit matin.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:40

Quand je suis née
Je suis tombée, j’ai pleuré
On m’a bercée
Quand j’ai appris à marcher
Je suis tombée, j’ai pleuré
On m’a relevée
Quand j’ai appris à pédaler
Je suis tombée, j’ai pleuré
On m’a relevée
Quand j’ai voulu quitter les miens
Pour un autre destin
Je me suis cachée, j’ai pleuré
Je me suis relevée
Quand j’ai voulu me marier
Je suis tombée… amoureuse
J’ai pleuré… d’émotion
Il m’a relevée
Quand j’ai accouché
J’ai laissé tomber mes préjugés
J’ai pleuré
Mon enfant, j’ai bercé

Quand je suis devenue mère
Que mes enfants ont voulu marcher
Ils sont tombés, ils ont pleuré
Je les ai relevés
Quand ils m’ont quittée pour la faculté
Quand ils m’ont quittée pour s’énamourer
Quand ils ont, à leur tour, enfanter
Quand ils sont, à leur tour,
Devenus ce que j’ai été
Alors…

Quand je suis devenue âgée
Je suis tombée, j’ai pleuré
Ils m’ont relevée
Quand je les ai abandonnés
Laissant orphelin, ma moitié
Tous, ils sont tombés, ils ont pleuré
Et je n’étais plus là pour les relever

Grandir, c’est apprendre à se relever
Quand on est tombé
Et accepter de tomber encore et encore
Pour mieux avancer.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:37

Docteur, j’ai la tête pleine
- Dégonflez- la avec une anguille.

Docteur, j’ai mon coeur vide
- Remplissez- le avec des sots !

Docteur, j’ai les pieds plats
- Faites- les gratiner au four !

Docteur, j’ai les yeux qui pleurent
- Faites- leur lire les humoristes !

Docteur, j’ai le nez qui coule
- Lancez- lui une bouée !

Docteur, j’ai mal aux oreilles
- Couvrez- les d’un traversin ou d’une taie !

Docteur, j’ai mal au dos
- Jouez la clé de Fa !

Docteur, j’ai des nausées
- Osez prendre une cuvette !

Docteur, j’ai des crampes à l’estomac
- Courez, vous n’en aurez plus qu’aux mollets !

Docteur, j’ai des boutons
- Appuyez- dessus pour allumer !

Docteur, je suis ballonnée
- Lâchez du lest !

Docteur, j’ai mal partout
- Arrêtez de vous chercher des poux !

Docteur, j’ai une toux grasse
- Mettez- la au régime !

Docteur, je suis allergique au bouleau
- Moi, aussi !

Docteur, j’ai des migraines
- Vous n’avez qu’à les semer à moitié !

Docteur, j’ai mal aux dents
- Sortez dehors si vous êtes mal dedans !

Docteur, vous avez toujours le dernier mot ?
- Je fais de mon mieux mais je ne peux pas guérir tous les maux !

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:35

Devant mon bol de café
Je ne suis pas bien réveillée
J’ai mal dormi
J’ai trop ronflé
Si, si, je l’ai senti
Mon mec a sauté dans le lit
Dans mon bol de café
Je jette un morceau de sucre
J’aime bien quand c’est sucré
Puis j’ajoute un nuage de lait
Du coup, je bois du lait au café.

Dans mon bol de café,
Je trempe mes tartines beurrées
Avec la confiture de ma mémé
Je croque dans mon pain grillé
C’est chaud, ça croustille
Ca dégourdit mes papilles endormies.

Devant mon bol de café,
J’ai tendance à rêvasser
Du coup, le pain est imbibé
La mie fait la gueule, elle est mouillée
Flop, flop
Splash

La tartine toute entière
Plonge à sa manière
Dans mon bol en porcelaine
Mon visage est éclaboussé
Ma main s’est offusqué
Et par méprise, a renversé
Le bol à moitié rempli
La nappe est engloutie
Je ne sais pas si je dois pleurer ou rire

Franchement, j’en ai ras le bol
Ca mange pourtant pas de pain
De tremper son pain dans un bol
Je n’en ferais pas des tartines
Si mes tartines maintenant
N’avaient pas mauvaise mine

Mine de rien,
Je reprends mes esprits
Me ressers du café
Je suis résolue
Demain matin,
Dans mon marc,
Je ne me tromperai pas
Je ne tremperai pas
Du pain bâtard.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:32

Approchez approchez !
Mitraillez ma mine intronisée
Mais surtout pas de photo de profil
Car si ma poitrine s’enlise
Mon nez lui culmine.

Admirez
Ce nez proéminent
Ce pif exhibitionniste
Ce tarin
Qui n’a l’air de rien

Cyrano portait à sa guise
Son cap, sa péninsule
meilleure amie
Pour séduire son public
Moi je l’arbore
Comme la bosse
D’un rhinocéros
Un édifice en plein oasis
Touchez ma bosse monseigneur
Elle vous portera bonheur
Sachez que ce nez
Est parfois un obstacle
Quand il se heurte

contre murs et parois
Ou bien s’emmêle
Dans le visage
D’un amant trop gourmand

Quoi mon nez ?
Qu’est ce qu’il a Mon nez ?
Contre l’aumone et monnaie
Il vaut bien un Monnet
Impressionnant
Non mais !

Et quand je mens
Ca m’arrange
Car mon "tarbouif"
Déjà trop grand
N’a pas l’effet escompté
du conte Pinocchio
Sur mon visage
Pas de rallonge
Que de l’indifférence

Et Si vraiment
Tu kiffes pas ton pif
Fais un lift- ing
Au risque de finir en beef- teck
Aujourd’hui pour refaire un tarin
Si tu fais pas du tapin prohibitif
T’as "rein"
Alors plutôt que de raboter ton pif
Fais- toi couper les tifs

Finalement
Moi je l’aime bien
cet étoc émergeant
essence des parfums
Parce que ce nez craintif
Est ma marque de fabrique
Et j’y tiens !

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:30

Dans la vie d'une femme
Y'a toujours un homme animal
parfois un chien fidèle
qui marque son territoire
en levant la patte
Parfois un boeuf
Un peu bourin
Portant ses cornes en public
Sans se rendre compte de rien.
Rarement un étalon
A la monture
Chevaleresque et hors nature.
Souvent un petit poussin
Tout câlin
Qui se love contre les seins
Ou bien un petit lapin
En douce, dans le jardin
Et tac tac tac
Pan- pan est un agitateur précoce
Et un géniteur féroce
Enfin, dans la tanière d'une femme
Pas de meute, pas de sous- bois
Aux abois, la femme a peur du loup
Non, ce qu'elle préfère
Par dessus- tout
C'est un animal
Qui ne paye pas de mine
Avec un bon groin
Qui renifle dans tous les coins
Au bout de quelques années
De vie commune
Mieux vaut être prévoyante
Et ne pas avoir la dent dure
En cas de famine,
Chez le cochon,
On trouve toujours fortune
Un peu de lard
Sur les poignées d'amour
Des tranches de saucissons entre amis
Pour les grandes occasions
La femme aime la saucisse
Surtout quand elle est épicée
Et pis servie avec des frites.
Dans le cochon, tout est bon
Alors, elle mange même le jambon
En salaison
Le pied de porc, elle en raffole
Et dans l'intimité
Elle se surprend
A lui crier dans le creux de la couenne
"Ah Babe le petit cochon
Fais- moi sauter le gras et le lardon
Fais- moi dévisser
La queue en tire- bouchon !
Ah je bacon-ne !

Une chose est sûre
La femme aime les équations
Si dans le cochon
Tout est bon
Et que la femme
Aime ce qui est bon
Alors la femme
Aime les cochons.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:28

Je ne reconnais plus mon fils
parti à la guerre
parti à la guerre
la fleur au fusil
il est parti hier
il y a déjà 5 ans
parti comme un courant d'air
revenu comme un boomerang
un obus de sang en plein visage
qui m’a éclaboussée de larmes
Il est là, en face de moi
son derrière sur la chaise
et sa tête sur le champ de bataille
et je rêve de retrouver sa petite tête touffue
de petit garçon innocent
comme une chatte qui lape ses petits
pour les laver de leur plaie à vif
Je ne suis pas effondrée
je fais le deuil quand même
j'ai laissé filer un homme vaillant
on m'a rapatrié un enfant ivre et titubant
Ils se sont trompés sur le front
ce n'est pas le bon
celui- ci n''est pas le mien
sur son front y a trop de marques d'errance
et sa griffe de lion s'efface
face à mes rugissements inefficaces
mais le plus triste dans sa guerre à lui
c'est qu'il n y a plus ni arme ni adversaire
plus d'armée
juste mon fils, petit soldat
dévasté par des angoisses
seul, anéanti
sur ce champ de ruines
Au milieu des cadavres et des zombis

Je ne reconnais plus mon fils
Parti à la guerre
Parti à la guerre
La fleur au fusil
Il est parti il y a 5 ans
C’était déjà hier
Parti comme un air connu
Et jamais revenu.
Dans les tranchées
Que des enfants,
Pas plus vieux que 18 ans
Des mômes à peine sortis des couches
Se tenant à peine debout,
Tétant la bibine
Pour se donner du courage
Lever la carabine
Et dégommer un autre enfant de leur âge
Alors c’est sur
Il pouvait pas revenir mon fils
Avec tous ses bleus érosifs
Et sa fleur au fusil toute fanée
Il l’a bien plantée
Dans un semblant de vieux fumier
Mais les épines, ça ne repousse pas
Et une fleur ça ne suffit pas
A redonner de l’éclat
A un humain qui n’a plus d’âme

Je ne reconnais plus mon fils
Parti à la guerre
Le menton imberbe, parti
Revenu poilu à vie
Je ne reconnais plus mon fils
Parti à la guerre
Parti à la guerre
La fleur au fusil
Il est parti il y a 5 ans
C’était déjà hier
Et depuis je ne suis plus mère
Juste orpheline d’un enfant.
Parti à la guerre
C’était déjà hier
C’était il y a 5 ans.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:25

Dans la cour de récré,
J’ai joué à l’élastique
A la marelle
A la sorcière électrique
A chat perché
A cache- cache
Colin Maillard
Saute- mouton
Lu ! Je joue plus
Ce matin,
Le facteur n’est pas passé
Il ne passera pas demain
Ni à 10h ni même en train
Alors je joue avec mes billes
Agathe the blues
I got the spleen

Coca cola
Orangina
Un deux trois soleil
Maya l’abeille
Roudoudou
Petit beurre
Et choco bn
Lu, je joue plus
Ce matin,
Le facteur n’est pas passé
Il ne passera pas demain
Ni à 10h ni même en train
Alors je joue avec mes billes
Agathe the blues
I got the spleen

Le fermier dans son pré
Ohé ohé ohé
Danse la capucine
Y a plus de pain chez lui
Il court chez le meunier
Mais le moulin va trop vite
Alors d’Api d’api rouge
Ainsi font font font
Les petites marionnettes
Un p’tit tour et puis s’en vont
Lu, je joue plus
Ce matin,
Le facteur n’est pas passé
Il ne passera pas demain
Ni à 10h ni même en train
Alors je joue avec mes billes
Agathe the blues
I got the spleen

Flaque d’eau
Les pieds trempés
Feuilles mortes
Les semelles collées
Sol enneigé
Mitaines gelées
Soleil cuisant
De fin d’année
Fête d’école
Fête d’été
Feuille, pierre, ciseaux
Lu, je joue plus
Le facteur ne passera plus
Il ne passera pas demain
pas après- demain
Ni à 10h ni même en train
Le temps m’a rattrapée
Je suis dans la lune
avec mes billes
Agathe the blues
I got the spleen

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 12:24

1, 2, 3, je m'en vais au bois
4, 5, 6, cueillir des cerises
Moi, je croyais en toute bonne foi
Que c'était facile de compter les fruits
mais voilà, il ne suffit pas d'énumérer
il faut en plus additionner.
1+1=2, 2+2=4, 3+3=6
Ca encore, c'est facile
mais quand la maitresse rajoute
qu'il faut savoir soustraire
et que soustraire
c'est en moins,
En PLUS !!!!
Alors j'avoue,, je préfère me taire.
A la maison, maman essaie de m'expliquer
Quand on fait les devoirs en soirée
Moi, ça me barbe :
ni une ni deux
Je vais devoir bosser pour deux.
"Si je te donne trois bonbons
Et que je t'en prends un,
Combien t'en reste- t-il?
dis- moi donc !"
Je réponds
que "Donner c'est donner
Reprendre, c'est voler"
J'aime pas les injustices
et préfère retourner à mes comptines...
1, 2, 3, je n'aime pas les maths
4, 5, 6, ni la géométrie
7, 8, 9, même sur mon cahier neuf
10, 11, 12, j'aime mieux faire l'andouille.
En fin de compte
Maman fait le total
De toutes mes notes :
Elles dégringolent
Et maman ne rigole pas.
Je piquerai bien un somme
Car je ne suis pas en reste
Mais au dessus de ma tête
L'orage tonne
Du coup, je reprends la calculette
et me lance, téméraire
Dans l'énoncé de mon problème
1-1=0, 2-2=0, 3-3=0
LA TêTE à TOTO

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