Mardi 4 août 2009

aquarelle
Par pasca - Publié dans : dessins et peintures
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Dimanche 2 août 2009

Quand je suis en vacances
je ne pense à rien
c'est l'insouciance
mon coeur est gonflé
d'un "je ne sais quoi"
une chamade qui pétille
au lieu de battre.
mon esprit traque
mes tracas hebdomadaires
et sur le dos d'un dromadaire
je me vois déjà
traverser le Sahara.

Quand je suis en vacances
j'ai une pensée pour mes collègues
les connes et les sincères
j'ai de la peine
mais je ne m'apitoie pas longtemps
je mets mon drapeau en berne
et hisse jusqu'au ciel duveteux
le couleur verte
qui s'accorde à mes yeux.

quand je suis en vacances
je tourne le dos
au quotidien
j'harmonise mes cordes
à la clé de Ut
je prends ma serviette,
mes tongs et mes lunettes
je traîne sur le sable
j'explore les paysages
et je tire un trait généreux
sur les versants ombrageux.

quand je suis en vacances
"c'est trop génial !"
clament mes enfants
apéro, saucisson sec tous les jours
gauffres, chichis et glaces au chocolat
on ne chicane pas
avec les petits plaisirs
et les grandes envies
on rigole, on se chamaille
on se tricote avec nos mailles
un jacquart estival
pour se protéger
de la moiteur du soir.

quand je suis en vacances
j'ai les oreilles en éventail
et les doigts de pieds
qui jouent des palmes
le vent secoue mes cheveux en bataille
le soleil brûle ma chair de poule
l'eau salée me fait un clin d'oeil
et picote mes yeux émerveillés
c'est ce que j'écrirai sur mes cartes postales
toutes les mêmes, pas très originales
et sans états d'âmes

quand je suis en vacances
je trépigne devant ma caravane
"je veux pas rentrer,
retrouver la grisaille
la popote, le courrier et le ménage
dire bonjour aux teints blafards
sourire à ces mêmes gueules
s'inquiéter des lendemains qui pleurent
non vraiment !"

quand je suis en vacances
j'arrête le compteur
j'emporte avec moi
quelques grains de sable
quelques grains de bonheur...

Par pasca - Publié dans : Carnet de voyage : Argelès sur mer
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Mercredi 22 juillet 2009
Salut tout le monde


dites donc, ce n'est pas parce que je suis en vacances qu'il ne faut plus consulter mon blog. Je suis actuellement à Argelès où je m'éclate, enfin des vacances : il fait beau, la mer est bonne et le soleil très très chaud. Hier et aujourd'hui, rafales de vent.... mais une chaleur étouffante.
à plus, pour de nouvelles aventures.........
Par pasca
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Mardi 14 juillet 2009
Par pasca - Publié dans : dessins et peintures
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Vendredi 10 juillet 2009

...Les lendemains, cependant, ont un arrière goût plutôt amer. Les nouveaux ne s’imaginent pas que la vie à la campagne montre aussi des inconvénients.

Outre les odeurs outrecuidantes du fumier et du crottin de cheval, outre le carillon du clocher de l’église et le chant du coq à cinq heures du matin, c’est un coin de verdure que j’aime et que j’ai toujours connu. Moi, la ville, ses ronds points et ses feux tricolores, ses longues enfilades d’embouteillage et son lot de klaxons insultants, ses heures interminables dans les entrailles des souterrains, je ne les connais qu’à travers la lucarne du journal télévisé de Jean- Pierre Ricard.

Je suis né ici, je suis d’ici, j’y vis et j’y mourrai. Je me suis toujours accommodé de mes petits riens plutôt que de viser des grandiloquences inaccessibles.

J’ai toujours pris sur moi de parcourir les vingt kilomètres qui me séparent de la ville la plus proche, et encore une bourgade sans prétention avec juste ce qu’il faut de commerces. Alors évidemment, la permanentée et sa clique sont vite dépités devant le néant du superficiel : pas d’esthéticienne, ni de visagiste, pas de salle de gymnastique ou d’ostéopathe pour réparer les soubresauts de ces mesdames. Ici, si tu n’aimes pas la « 16-64 » et le pain bagnard, tu peux rebrousser tes taloches et attendre sous la guérite, que la liaison du car départemental passe te chercher pour t’emmener jusqu’à la ville la plus proche.

La permanentée, en fait, elle s’appelle Rosette. A la ville, ça fait chouette ça donne un côté caustique au quartier Haussmannien, dans lequel semble t-il, elle résidait. Ici, je l’appelle Mlle Caviard, ça donne un côté bobo à mes épouvantails.

Mlle Caviard fait la moue du matin au soir. Elle passe ses journée à se lamenter sur

son triste sort. Comment a- t elle pu craquer ainsi pour ce coin de pâturage alors que là bas, elle avait tout. C’est qu’ici, on ne tue pas l’ennui avec un éventail. Ici, Madame, on tue les mouches avec une tapette.

 

Un jour, Mlle Caviard daigne remarquer ma présence dans son voisinage. Et profitant certainement d’un grand vide dans son emploi du temps, elle s’approche de la bordure qui sépare nos deux mondes. Moi, je suis en train de ratisser le sol, le nez dans mes pensées quand j’entends un toussotement derrière moi. « Hum » fait elle pour rajouter à sa présence, « beau temps, aujourd’hui, n’est il pas ? »

Mouais, si ça lui plait de trouver que la pluie est un temps agréable. Quoique la concernant, un temps de chien lui sied à merveille.

Constatant ma facilité à discuter, elle ne s’offusque pas de mon manque d’enthousiasme et poursuit la conversation, plus pour s’occuper, elle, que par courtoisie. Ah, dites, comment occupez- vous tout votre temps ? Jardinage, élevage ? Bien sûr, ce doit être cela la solution quand on vit loin de tout. Et vous produisez vos légumes ?

Elle se met à me poser un tas de questions sur la vie à la ferme, avec un intérêt pour une fois qui me parait complètement désintéressé et dénué de vanité. Je relève la tête quand elle me permet enfin d’en placer une. De ce côté là, les femelles sont toutes les mêmes, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs. Alors, je bombe le torse et me lance dans des explications très techniques sur mes tâches à la ferme et de l’importance de veiller au grain.

L’après- midi passe à une telle vitesse que je ne réalise que bien plus tard l’apparition d’ un bel arc-en - ciel derrière un soleil déjà en déclin.

Mlle Caviard semble partager ce même bonheur. Celui, pour une fois, d’être aux premières loges d’un spectacle simple et précieux, d’être aussi en parfaite harmonie avec la nature. Se peut- il qu’une dégingandée de cet acabit puisse soudainement et sans prétention s’intéresser à un bougre comme moi ?

Elle vit à la campagne, parmi nous, depuis peu et jamais jusqu’à ce jour, elle n’a prêté attention à moi. Qu’est ce qui peut avoir changer chez elle qui n’a pas changé chez moi ? Est- ce moi, tout à coup, qui lui porte un intérêt soudain ?

Je suis un peu désarçonné par cette courtoisie gracieuse. C’est vrai que Mlle Caviard a de la classe et que ses frisettes à l’anglaise sont raffinées, que sa prestance tout autant que sa présence irradie le paysage.

Chaque jour depuis cette nouvelle rencontre pour le peu inattendue mais néanmoins amicale, je guette ses pas ouatés dans l’herbe encore frétillante de rosée. Chaque jour,

j’espère la caresse de son haleine dans mon dos ; moi qui me veux pourtant imperturbable, voilà que je deviens sentimental.

Est- il possible que je l’attire, que mes oreilles ne la rebutent plus, que mon hilarité laconique à la Thierry Lorand ne l’effraie plus ? Je secoue la tête : voilà que je parle tout seul maintenant ! Un mâle comme moi n’attire pas les regards. Je suis tout juste bon à croupir, célibataire dans cette vieille bâtisse familiale que je partage avec Geneviève et les cendres de feu Henry, un époux rustre mais honnête. Geneviève est un peu comme une sœur, moins qu’une mère mais plus qu’une amie. J’ai toujours vécu avec elle, elle m’héberge depuis tout petit, depuis qu’on m’a séparé de ma matrice et de mon géniteur. Elle est toujours aux petits soins pour moi. Encore maintenant, elle m’apporte mes céréales tous les matins, me brosse le dos quand ça me gratte. Elle est brave et je tiens à honorer sa générosité en m’acquittant de ma dette par de copieuses besognes. J’aime côtoyer la terre, humer les vapeurs d’humidité, frôler le vent d’ouest quand il ébouriffe ma toison grisonnante.

J’entends soudain une ombre. C’est étrange, j’ai un soubresaut et mon cœur s’emballe. Je me reprends et me retourne lentement, le temps de me donner une présence. Mlle Caviard est là, face à moi. Elle arbore un sourire narquois qui semble ne pas vouloir se délier. Elle a lâché sa chevelure, ça lui va mieux. Elle ne porte aucun apparat, elle s’ est mise à nu devant moi. Elle tourne la tête de côté tout en continuant de me dérober un peu plus. Elle commence à bredouiller des mots incompréhensibles que sa bouche a du mal à articuler. Elle reformule sa requête dans un balbutiement à faire éternuer les alouettes : « Accepteriez- vous de me faire découvrir les sentiers battus et d’accepter aussi mes excuses ? »

- Des excuses ? Lesquelles, pourquoi ?

Elle me répond timide : « Je m’excuse de n’être qu’une pâle copie de la société urbaine, de jouer à la dinde alors que je ne suis que la farce du dindon. Promis j’arrête de glouglouter. »

Je m’approche d’elle et lui chuchote à l’oreille : « je vais chercher la calèche, si vous voulez bien vous donner la peine. »

 

Adieu, veau, vache, cochon et chant du coq, bonjour, vallées verdoyantes, glas du dimanche. Les voisins ont déménagé mais Rosette est restée.

Ce matin, les cloches tintinnabulent dans le village. Les habitants sont regroupés devant les portes de l’église, c’est à qui mieux mieux verra le couple improbable sortir.

Un vieux est assis à la terrasse de l’unique bar, il déplie le journal local sur lequel, on peut lire en gros titre : « C’est bien la première fois qu’on voit un caniche (femelle) tomber amoureuse d’un âne. »

 

Par pasca - Publié dans : nouvelles
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  • : je parle, je bouge beaucoup pour combler la peur du vide et du silence. Reconnue fibromyalgique depuis 2 ans, je fais avec les douleurs et la fatigue.

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