slam pour enfants

Mercredi 4 novembre 2009


Il était une fois un bourgeon qui rêvait de voler et parcourir
le monde. Un vieil arbre lui confia : "Petit, tu dois d'abord grandir !"

Au Printemps, le bourgeon devint une jolie feuille. "J'ai mûri, dit- elle, mais je ne vole pas encore."
- Patiente, ton jour viendra ! lui conseilla le vieil arbre.

En été, il faisait si chaud que la feuille hallucinait : elle croyait siroter un soda sur la plage ensoleillée. Mais la feuille trépignait car elle ne volait pas.
- Patiente, ton jour viendra ! la rassura le vieil arbre.

A l'automne, la feuille s'imaginait, sautant dans une flaque d'eau. Mais elle rageait car elle ne volait toujours pas.
- Patiente, ton jour viendra ! lui répéta le vieil arbre.

Au début de l'hiver, la feuille aurait aimé skier et dévaler les pistes enneigées. Mais elle était toujours là, sur la branche du vieil arbre. Alors, le vieil arbre lui chuchota :
- Ton heure est venue !

Et le vent souffla, souffla, la branche trembla et la feuille s'envola, virevolta et divagua loin, loin, dans les airs jusqu'au jour où, épuisée, elle tomba. Un pied passa par là et l'écrasa.

Heureusement, au printemps prochain, un nouveau bourgeon naîtra et une autre feuille s'envolera.
Par pasca
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Dimanche 14 juin 2009



ma maman, c'est une maman "bonne heure". Le matin alors que je fais encore de beaux rêves, maman débarque dans ma chambre : "Il est 7 heures, vite, vite, vite. Lève- toi mon poussin !"


au petit déjeuner, j'ai encore sommeil et j'essaie tant bien que mal de tremper la tartine dans mon bol. Maman rapplique dans la cuisine : "Il est 8 heures, vite, vite, vite. Finis ton chocolat mon chéri !"

Entre temps, je me lave les dents, m'habille et hop, sur le chemin de l'école, je traîne un peu la patte. Maman me tire par le bras : "Il est 8h55, vite, vite, vite. Tu vas être en retard mon canard !"

A l'école, je peux enfin souffler mais je sais que maman court encore jusqu'à son travail. C'est comme ça !
A 17heures, c'est l'heure des mamans et ma maman est toujours à l'heure. Elle me fait un gros bisou, me prend dans ses bras pour un câlin. "
Ta journée s'est bien passée mon ange ?" On prend notre temps, ça me détend.

De retour à la maison, j'ai à peine posé mon blouson que maman déboule dans mon bureau : "Il est 17h30, vite, vite, vite. Apprends tes leçons, mon bichon !"

Ensuite, je prends mon bain, je fais des bulles, je me sens bien. Mais j'ai à peine le temps de barboter. Maman me frictionne la tête et le corps et je suis déjà séché. "Il est 19h, vite, vite, vite, allons manger, mon petit minet !"

Au dîner, avec maman, on partage notre journée : moi, mes cours et mes récrés et elle, son travail. Soudain, elle réalise qu'il est tard : "Il est 20h30, vite, vite, vite, vas dans ton lit, mon grand !"

Alors, maman me raconte une histoire de monstres, celle que je préfère et doucement sa voix me berce et je m'endors. Maman "bonne- heure" me regarde, remonte ma couverture et me souffle à l'oreille : "Je t'aime mon coeur !"

"Moi aussi maman- bonheur !"

Par pasca
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Vendredi 23 janvier 2009




comme tu as un grand bonnet, Père- Noël !

c'est pour mieux cacher mon crâne dégarni, mon enfant



comme tu as de grandes oreilles, Père- Noël !
c'est pour mieux entendre ton souffle quand tu dors le soir de Noël.



comme tu as une grande bouche, Père- Noël !
c'est pour mieux m'exclamer :
Oh, Oh, oh et changer "vive le vent" !



comme tu as une grande barbe, Père- Noël !
c'est pour mieux cacher mon cou car mon écharpe est trouée.



comme tu as un gros ventre, Père- Noël !
C'est pour mieux digérer car je suis très gourmand.



comme tu as de grandes mains, Père- Noël !
c'est pour mieux t'enlacer, mon enfant.



comme tu as de grandes bottes, Père- Noël !
c'est pour mieux marcher dans la neige.


comme tu as une grande hotte, Père- Noël !
c'est pour mettre tous tes jouets.
Par pasca
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Lundi 5 janvier 2009

Il était une fois,
Même les histoires de loup

Commencent comme ça ;

Justement un loup qui vivait dans les bois.

Le fameux, l’illustre

Vous savez, celui des contes d’autrefois.

C’était un loup féroce

Car avec lui, point de négoce

  

Mais les années ont passé

Et il n’a plus la même véracité

Il a pris de l’embonpoint

À force de manger

Tout ceux qui lui tombaient

Sous la main.

Si on fait le total

De tous ces somptueux repas,

C’est bien normal

Que le loup soit dans cet état.

  

Trois petits cochons

Avec la queue en tire bouchons,

Un petit chaperon rouge,

La mère- grand

Et sa tarte aux fruits rouges

Et bien d’autres victimes

Dont on ignore le nom.

  

Mais voilà, aujourd’hui

Le loup ne rentre plus dans ses habits

Il n’en peut plus

De ce gros ventre

Prêt à éclater.

Que faire pour ce rouplouplou patapouf ?

Il ne supporte plus son image

Quand il se regarde dans le miroir.

Le loup a les crocs

Car il ne fait plus peur

Ni les lapins, ni les brebis de la forêt

Ne le craignent

 

Il décide donc de faire un régime

De goûter aux légumes et pissenlits

Mais il trouve ça fadasse.

Il s’essaie au sport

Mais que d’efforts.

Il salive devant les vitrines

Des boucheries et charcuteries

 

Le grand méchant loup

A faim

Tant pis pour les kilos

En trop

Demain il mangera

Les sept nains

La belle au bois dormant

Et tous les enfants

Qui se moqueront

De son gros bedon.

 

 

Par pasca
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Mardi 2 décembre 2008
Mon "nin nin"
est un lapin
dans mon lit,
avec lui,
je dors tranquille.
Et pendant la sieste,
il se met à mon oreille
et me chuchote des secrets.

Mon "nin nin"
est un nounours
même abîmé, il est tout doux.
Quand j'ai peur,
je le prends contre moi,
il est câlin
et me protège du noir.

Mon "nin nin"
est un vieux mouchoir tout sale
mais moi, j'aime son odeur
sous mon nez :
Tissu troué, il caresse ma joue.
Je ne veux surtout pas le laver.

Mon "nin nin"
Perlimpimpin,
je le prends dans ma main
et de l'autre,
mets mon pouce dans ma bouche.
je ferme les yeux
et dans mes rêves, c'est merveilleux.
Par pasca
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  • : je parle, je bouge beaucoup pour combler la peur du vide et du silence. Reconnue fibromyalgique depuis 2 ans, je fais avec les douleurs et la fatigue.

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